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Le CIRENA vous convie à son Assemblée Générale Ordinaire le Jeudi 7 Juin 2018 à 20h30 Maison de Quartier de Conflans Fin d’Oise 25 Avenue du Général Galliéni à Conflans-Ste-Honorine

1. Rapport moral 2. Rapport financier 3. Questions de la salle 4. Motion 5. Renouvellement du Conseil d’Administration Tous les adhérents et sympathisants du CIRENA sont invités à cette Assemblée Générale, afin de se tenir au courant des actions passées et en cours (Mise en place de la descente douce, Groupes de travail du Préfet de Région, Dossier noir du transport aérien, Plan de prévention du bruit CDG, Dernière action juridique avec la Convergence Associative, etc...) et obtenir des réponses à leurs questions.

FNE Ile-de-France et Bruitparif se sont alliés pour dresser un bilan le plus complet possible du bruit et de ses impacts dans notre région francilienne. Pour cela, ils ont fait appel à différents spécialistes du bruit : acousticiens, médecins, biologistes, mais aussi associatifs et élus impliqués dans la lutte contre ces nuisances qui touchent plusieurs millions de nos compatriotes franciliens. Près de 9 Franciliens sur 10 se montrent préoccupés par les bruits de leur environnement et près de la moitié s’en inquiètent très fortement selon une enquête de 2014 réalisée par l’Ifop pour le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie (MEDDE). Près de 6 Franciliens sur 10 considèrent que le bruit affecte leur santé. L’urbanisation intense de nos villes, les modes de déplacements, les activités économiques concourent toutes à accroître les bruits qui nous agressent. Alors que les nuisances dues au transport aérien (bruit et pollution chimique) subies par la population francilienne atteignent un niveau difficilement supportable, ce numéro spécial de Liaison tombe fort à propos, il donne les meilleures bases pour comprendre le bruit et ses conséquences sur la santé. Nous avons extrait les pages relatives au bruit généré par le transport aérien mais la totalité du numéro est disponible sur le site de FNE Ile-de-France.


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Mercredi 8 novembre, à l'Assemblée Nationale, la députée Michèle de Vaucouleurs (MODEM - 7ème circonscription des Yvelines) a posé une question à Elizabeth Borne sur les nuisances aériennes à Roissy CDG et la mise en place de la descente continue généralisée.

Nuisances dues au transport aérien

M. le président. La parole est à Mme Michèle de Vaucouleurs, pour le groupe du Mouvement démocrate et apparentés.

Mme Michèle de Vaucouleurs. Madame la ministre chargée des transports, les Franciliens, notamment ceux du nord-ouest de la région Île-de-France, subissent depuis plusieurs années déjà d’importantes nuisances dues à l’atterrissage des avions à l’aéroport de Roissy.


Ces nuisances sont tout d’abord d’ordre sonore. Or il est avéré que l’exposition au bruit peut avoir de très grandes conséquences sur la santé des riverains, telles que des perturbations du sommeil, des troubles cognitifs et mentaux ou encore de l’hypertension artérielle.


De plus, les avions, lorsqu’ils volent à basse altitude, rejettent une quantité élevée d’oxyde d’azote, de particules fines et de gaz à effet de serre, favorisant ainsi l’apparition de maladies cardiorespiratoires et de cancers.


Ces nuisances sont particulièrement accrues les jours de beau temps où les avions atterrissent face au vent d’est. Ils survolent alors des zones urbanisées denses à une altitude de 1 200 mètres, parfois moins, intensifiant ainsi les nuisances subies par les habitants. Sur le territoire de la Confluence, qui s’étend sur une ligne allant de Conflans à Cergy et jusqu’au Vexin et se situe à 30 à 50 kilomètres des pistes, bien au-delà des limites du plan d’exposition au bruit, ce sont plus de 400 000 personnes qui sont particulièrement touchées.


Une solution existe. Elle est testée depuis un an sur les deux doublets de Roissy, mais uniquement la nuit, entre 0 heures 30 et 5 heures. Elle consiste pour les avions à procéder à ce que l’on appelle une « descente douce », c’est-à-dire une descente sans paliers et avec un moteur tournant au ralenti à partir de 3 000 mètres d’altitude et jusqu’au toucher de piste. Ce procédé est déjà utilisé dans un grand nombre d’aéroports européens et américains. La « descente douce » améliorerait considérablement le bien-être des riverains, notamment ceux qui sont le plus éloignés de l’aéroport et qui n’auraient jamais dû subir de telles nuisances.


Madame la ministre, quand ce procédé sera-t-il généralisé au sein de l’aéroport de Roissy, pour soulager enfin les riverains victimes des nuisances aériennes ?

M. le président. La parole est à Mme la ministre chargée des transports.

Mme Élisabeth Borne, ministre chargée des transports. Madame la députée, le Gouvernement travaille avec constance à réduire l’ensemble des nuisances liées au trafic aérien, tout en permettant un développement durable de nos aéroports, qui jouent un rôle essentiel dans notre économie par la création d’emplois et de richesse.


En la matière, notre politique s’appuie sur quatre piliers. Premièrement, la réduction du bruit à la source, grâce aux innovations technologiques réalisées sur les avions. Deuxièmement, la maîtrise de l’urbanisation autour des plates-formes aéroportuaires et l’amélioration du dispositif d’aide à l’insonorisation des locaux situés à proximité des aéroports. Troisièmement, les restrictions d’exploitation pour les avions les plus bruyants. Enfin, l’optimisation des procédures de navigation aérienne.


En ce qui concerne l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, une réflexion poussée a été menée courant 2015 au sein du groupe de travail sur les vols de nuit installé par le préfet de la région Île-de-France. Cette réflexion a débouché, vous l’avez dit, sur l’instauration, entre 0 heures 30 et 5 heures, de procédures de « descente douce » qui permettent de limiter les changements de régime moteur, donc les nuisances aériennes. De fait, ce dispositif, en vigueur depuis septembre 2016, donne satisfaction aux élus comme aux riverains.


En l’état actuel des procédures de navigation aérienne, les systèmes ne permettent pas sa généralisation, mais celle-ci fait partie des opérations de modernisation sur lesquelles travaille mon ministère. Ces sujets pourront être abordés lors des assises du transport aérien que je lancerai début 2018.

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