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ADP nous annonce un nouveau terminal à Roissy CDG, de la capacité d’Orly en nombre de passagers, dont le coût est d’environ 10 milliards d’euros payés en partie avec l’argent public. On nous parle de privatiser ensuite le Groupe ADP pour environ le même montant ! N’est-ce pas un luxueux cadeau fait aux futurs acquéreurs privés, certainement un grand groupe du BTP, comme pour nos autoroutes ! Ce T4, s’il était réalisé devrait générer par ailleurs, plus de 10 milliards d’euros de dégradation de la santé et de décote immobilière (étude BIPE/BVA-2004) pour les plus de 1,4 million de franciliens déjà très touchés par le trafic actuel. N’est-ce pas un abus de pouvoir aux dépends des populations franciliennes survolées, qui ne sont jamais entendues ? Les chiffres des emplois sont totalement surréalistes. Pour exemple, le chiffre de 90.190 emplois directs de l’effectif en 2016 de Roissy CDG indiqué dans le dossier de concertation d’ADP et base de comparaison des emplois créés par le T4, date en réalité de 2010. L’étude indépendante de Jacqueline Lorthiois nous apprend qu’entre 2009 et 2015, ce chiffre est passé de 94.000 à 74.000 emplois directs, malgré 13% de passagers en plus. Cela n’a rien d’étonnant, les passagers le savent bien, ils doivent désormais tout faire par eux-mêmes (enregistrement, douane, etc...) et les milliers de manutentionnaires des valises ont été remplacés par d’immenses tapis automatisés. Par ailleurs, le T3 va être détruit pour installer le T4 qui profitera des dernières technologies. Grâce à toutes ces technologies modernes, les employés du T3 devraient probablement suffire au fonctionnement du T4. En réalité, le chiffre d’emplois directs créés de 50.000 annoncé, pourrait être très inférieur. Concernant les nuisances sonores soi-disant contenues, ADP nous informe qu’il a basé son étude sur l’indice IGMP qui croîtrait d’ici 2037 de 66,7 à 75 d’après l’avis de l’Autorité Environnementale de janvier 2019. Or la croissance de cet indice devrait être beaucoup plus forte s’il prenait en compte les deux facteurs essentiels des nuisances sonores réelles ressenties par les populations survolées, que sont la fréquence des passages et l’émergence du bruit. Quant aux avions moins bruyants, il faudra attendre 30 ans le renouvellement des flottes. 500 mouvements d’avion de plus par jour donneront une forte augmentation des nuisances sonores. Concernant la qualité de l’air déjà très pollué pour les riverains, l’avion étant un gros diesel sans filtre et non taxé, l’Autorité Environnementale nous apprend que le T4 apporterait une augmentation des oxydes d’azote de 30% et des particules fines de 11%, les matières les plus dangereuses pour les poumons et les coeurs des populations survolées. Les gaz à effet de serre générés par le T4 seraient incompatibles avec l’objectif facteur 4 de la COP21.

Une forte dégradation de la santé publique et du climat est à prévoir. Groupe Association Roissy Environnement (ADERA, ADVOCNAR, ATVO, AREC, CIRENA, CSNA, DIRAP, ENVIRONNEMENT 93, FNE 77, MNLE 77 et 93, ONASA, SOS, VOE) Tél : 06 08 04 28 25 ou 06 67 08 46 06

Le Groupe ADP organisera une réunion publique de Concertation préalable sur le futur Terminal 4 de Roissy-Charles de Gaulle le Mardi 2 avril 20 heures (Salle des fêtes de Conflans) ainsi qu’un stand sur le Marché Fonderie le samedi 16 mars à 9h30.

AUTRES RÉUNIONS PUBLIQUES MARDI 12 FÉVRIER : 19h : Gonesse / Salle Jacques-Brel MARDI 19 FÉVRIER : 19h : Aulnay-sous-Bois / Espace Pierre-Peugeot MARDI 19 MARS : 19h : Saint-Soupplets / Espace Claude-Maurice LUNDI 25 MARS : 20h : Eaubonne / Salle des fêtes (sous l’hôtel de ville) LUNDI 6 MAI : 19h : Le Mesnil-Amelot / Salle Maurice-Droy ATELIERS PARTICIPATIFS Entrée libre dans la limite des places disponibles MERCREDI 20 FÉVRIER : 19h-20h30 : Dammartin-en-Goële / Salle Villa De Gèvres MARDI 9 AVRIL : 19h-20h30 : Tremblay-en-France / Espace Jean-Ferrat MERCREDI 10 AVRIL : 19h-20h30 : Villiers-le-Bel / Salle Marcel-Pagnol

CAFÉS PARTICIPATIFS VENDREDI 22 FÉVRIER : 9h-11h30 : Luzarches / Bar brasserie Le Lutetia SAMEDI 16 MARS : 9h30-12h : Meaux / Café Jeanne d’Arc MERCREDI 3 AVRIL : 9h-12h30 : Franconville / Bar Le Cyrano

https://terminal4-cdg.groupeadp.fr/


Communiqué de presse UFCNA

L'Organisation Mondiale de la Santé vient de rendre le 10 octobre ses recommandations (les dernières datent de 2009) en définissant des niveaux d’exposition pour les bruits des trafics routier, ferroviaire et aérien notamment, afin de protéger la santé. Ces nouvelles lignes directrices de l’OMS définissent des niveaux d’exposition au bruit à ne pas dépasser pour limiter au maximum les effets nocifs sur la santé. L'OMS réévalue les risques encourus, en particulier pour les bruits liés au trafic aérien.


L'organisation mondiale de la santé (OMS) durcit encore le trait en termes de risques encourus, pour le bruit aérien

Les niveaux de bruit à ne pas dépasser sont exprimés selon les indicateurs Lden et Lnight rendus obligatoires par la Commission européenne; l’OMS (1) recommande fortement aux responsables politiques de mettre en oeuvre des mesures adaptées, susceptibles de réduire l’exposition au bruit pour les populations soumises à des niveaux supérieurs aux valeurs suivantes : Bruit aérien : journée complète (Lden): 45 dB(A), et, la nuit (Lnight), 40 dB(A) Bruit routier : Lden 53 dB(A) et, Lnight, 45 dB(A) Bruit ferroviaire : Lden 54 dB(A) et, Lnight, 44 dB(A) Pourquoi ce durcissement? «Parce que les bruits à composante événementielle et répétitifs comme ceux générés par les survols d’aéronefs (….) sont particulièrement perturbants et détériorent considérablement sur le long terme la qualité de vie et la santé. » déclare le président de Bruitparif. (2) Et parce qu'à niveau de bruit égal, les effets du bruit du trafic aérien sont plus nocifs que ceux engendrés par le trafic routier et par le train. Ont été ainsi étudiés les effets cardiovasculaires et métaboliques ; gêne ; effets sur le sommeil ; troubles des apprentissages ; déficience auditive et acouphènes ; effets indésirables pendant la grossesse ; qualité de la vie, santé mentale et bien-être. Le retard dans les apprentissages lié au bruit est également reconnu pour le trafic aérien. Les effets jugés prioritaires et démontrés et les relations dose-réponse établies à partir des études, ont conduit l'OMS à tirer la sonnette d'alarme. L’enquête épidémiologique DEBATS (3) (qui se déroule en partie à Toulouse) rendra ses conclusions dans un an, et les résultats d’étape sont déjà significatifs ; il est donc grand temps de prendre la mesure des atteintes à la santé du bruit aérien, sur les populations et d’en trouver les remèdes. Aussi, à l'instar de l'OMS, l'UFCNA demande aux décideurs de mettre en place d'urgence une politique de réduction du bruit pour tous les habitants des zones situé es sous les couloirs aériens des grandes plateformes aéroportuaires, des aérodromes et des hélistations, présentant un LDEN supérieur ou égal à 45 et/ou un LNight supérieur à 40. Toulouse, le 16 Octobre 2018 Contact : Chantal Beer-Demander : 06 25 43 22 33 1) http://www.euro.who.int/en/health-topics/environment-and- health/noise/environmental-noise-guidelines-for-the-european-region 2) communiqué de presse Bruitparif 3) Site de l’étude DEBATS (IFSTTAR: Institut Français des Sciences et Technologies des Transports de l’Aménagement et des Réseaux)

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