Les Nuisances

Le Bruit

 

La DGAC, ADP, le Ministre des Transports, le 1er Ministre, le Chef de l'Etat, veulent imposer unilatéralement depuis mars 2002, une nuisance sonore aéronautique épouvantable à des centaines de milliers d'habitants du Nord-Ouest francilien, situés à une distance comprise entre 20 et 60 kilomètres de Roissy.

 

Ce sont désormais des centaines de mastodontes par 24 h, qui survolent jour et nuit à très basse altitude (autour de 1200 mètres) le toit de nos maisons.

 

Les effets sur la santé sont catastrophiques. Les troubles physiologiques (perte de sommeil, hypertension, maladies cardiaques), cognitifs (attention, mémorisation et performances réduites) et mentaux sont considérables. Le coût pour l'assurance maladie est énorme et complètement ignoré.

Notre environnement est saccagé. Toute vie à l'extérieur de nos habitations devient impossible. C'est l'abrutissement le plus total, comme le grondement permanent d'un gros orage au-dessus de nos têtes.

Ce bruit est hors la loi. Toutes les normes de la règlementation acoustique sont scandaleusement dépassées en toute impunité. Les gens sont rendus fou par des décisions inconsidérées.

La Pollution

S'il semble actuellement difficile d'établir avec une précision scientifique la part de la pollution atmosphérique due au trafic aérien par rapport au volume total de polluants respirés chaque jour par 11 millions de Franciliens, nous disposons de quelques chiffres rapportés notamment par Sébastien Trolle.

Ainsi, en 2001, ADP a déclaré avoir émis 800 tonnes d'hydrocarbures  dans l'atmosphère et le Conseil national de l'air estime que six milliards de litres de carburants ont été consommés par les avions sur les aéroports parisiens en 1999.

Le même Conseil National de l'Air estime qu'en Ile de France, les mouvements aériens pourraient générer jusqu'à 20 % des émissions polluantes auxquelles il faudrait rajouter celles liées au trafic routier engendré par les aéroports, notamment le fret.

Selon Airparif cité par le Journal du Dimanche "à lui seul, le trafic aérien de Roissy émet des tonnages d'oxyde d'azote et de composés organiques volatils (souvent allergènes voire cancérigènes) comparables à ceux générés par le trafic automobile du boulevard périphérique".

En terme global de pollution le trafic de l'aéroport de Roissy représenterait deux boulevards périphériques parisiens.

Tout cela est donc loin d'être négligeable et la pollution chimique engendrée par le trafic aérien est une menace pour la santé publique.

L'étude épidémiologique menée par l'Institut de Veille Sanitaire  puis l'étude menée par l'observatoire Régional de la Santé (ORS) ont établi de manière indiscutable le lien entre pollution atmosphérique et mortalité (http://www.ors-idf.org)

Le "rapport de la Commission d'orientation du Plan national santé environnement" présenté au premier ministre  le 12 février 2004 souligne les graves conséquences sanitaires de la pollution. 30000 décès prématurés sont dus chaque année à une exposition à long terme à la pollution atmosphérique.

Combien en Ile de France ? Combien dans le Nord-ouest francilien survolé quotidiennement des centaines de fois ?

Notre région est sinistrée par la pollution. A-t-on déjà oublié le triste épisode de canicule de l'été 2003 ?

En permettant la concentration du trafic aérien sur l'Ile de France, avec une prévision d'augmentation de 57 % de la pollution liée au trafic aérien dans les quinze ans à venir, les pouvoirs publics permettent le sacrifice de plusieurs millions de personnes sur l'autel d'intérêts mal définis.

La Pollution

S'il semble actuellement difficile d'établir avec une précision scientifique la part de la pollution atmosphérique due au trafic aérien par rapport au volume total de polluants respirés chaque jour par 11 millions de Franciliens, nous disposons de quelques chiffres rapportés notamment par Sébastien Trolle.

Ainsi, en 2001, ADP a déclaré avoir émis 800 tonnes d'hydrocarbures  dans l'atmosphère et le Conseil national de l'air estime que six milliards de litres de carburants ont été consommés par les avions sur les aéroports parisiens en 1999.

Le même Conseil National de l'Air estime qu'en Ile de France, les mouvements aériens pourraient générer jusqu'à 20 % des émissions polluantes auxquelles il faudrait rajouter celles liées au trafic routier engendré par les aéroports, notamment le fret.

Selon Airparif cité par le Journal du Dimanche "à lui seul, le trafic aérien de Roissy émet des tonnages d'oxyde d'azote et de composés organiques volatils (souvent allergènes voire cancérigènes) comparables à ceux générés par le trafic automobile du boulevard périphérique".

En terme global de pollution le trafic de l'aéroport de Roissy représenterait deux boulevards périphériques parisiens.

Tout cela est donc loin d'être négligeable et la pollution chimique engendrée par le trafic aérien est une menace pour la santé publique.

L'étude épidémiologique menée par l'Institut de Veille Sanitaire  puis l'étude menée par l'observatoire Régional de la Santé (ORS) ont établi de manière indiscutable le lien entre pollution atmosphérique et mortalité.

Le "rapport de la Commission d'orientation du Plan national santé environnement" présenté au premier ministre  le 12 février 2004 souligne les graves conséquences sanitaires de la pollution. 30000 décès prématurés sont dus chaque année à une exposition à long terme à la pollution atmosphérique.

Combien en Ile de France ? Combien dans le Nord-ouest francilien survolé quotidiennement des centaines de fois ?

Notre région est sinistrée par la pollution. A-t-on déjà oublié le triste épisode de canicule de l'été 2003 ?

En permettant la concentration du trafic aérien sur l'Ile de France, avec une prévision d'augmentation de 57 % de la pollution liée au trafic aérien dans les quinze ans à venir, les pouvoirs publics permettent le sacrifice de plusieurs millions de personnes sur l'autel d'intérêts mal définis.

Le risque d'accident

Quels sont les risques que nous avons de prendre un jour un avion sur la tête ? Il paraît que c'est quantité négligeable, les plus hautes instances ayant calculé statistiquement qu'un accident aérien survient tous les 1.5 millions de vols et elles estiment que c'est un risque acceptable. Nous voici donc rassuré.

Eh bien non ! car derrière ces statistiques et cette acceptation se cachent des êtres humains qui voient tous les jours de beaux avions, récents ou vétustes, circuler au dessus de leur tête. Et si ça tombait sur vous justement. Imaginez un peu qu'un avion perde une roue ou une plaque métallique ! 800 mètres de chute pour 40 kg et, paf, votre chien devient une crêpe ou bien votre enfant ou vous-même ! Est-ce bien négligeable ? Acceptable ? Je ne crois pas ! Pourtant, il arrive que des " incidents " bénins de ce type surviennent. Souvenez-vous du Concorde qui, décollant de Roissy, percute une barre métallique perdue par un autre appareil sur la piste d'envol et l'envoie percer l'un de ses réservoirs : on connaît la suite ! Au delà de la terrible catastrophe avec sa centaine de passagers et membres d'équipages décédés, on a pu relever également 5 personnes décédées dans un hôtel sur lequel Concorde avait tragiquement fini son vol.

Et si un tel événement se reproduisait sur une de nos villes survolées, à une heure d'affluence, un samedi matin par exemple avec ses marchés pleins et ses sorties d'école. Est-ce un risque acceptable de voir partir en fumée tout le centre-ville de Conflans Sainte Honorine ou de Triel ou de telle autre ?

 

Quand ADP et la DGAC estiment que nous ne sommes pas gênés par les nuisances aériennes, de jour comme de nuit et qu'il n'y a aucune obligation à respecter des planchers de vols au dessus des villes, ne jouent-ils pas avec nos vies ? Les statistiques les confortent dans leur approche mathématique du problème mais plus le temps passe, plus le risque d'un accident majeur se profile à l'horizon. Alors, doit-on les laisser attendre qu'une catastrophe leur donne tord ?

 

Nos familles et nos vies comptent bien plus que les comptes de résultat des Compagnies aériennes ou d'ADP et le développement économique ne doit certainement pas se faire au détriment de la santé ou de la vie des citoyens de notre pays.

 

Voilà pourquoi il nous appartient de dire non aux couloirs aériens imposés sans concertation.