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COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONVERGENCE ASSOCIATIVE


La COVID 19 rode toujours, espérons que sa propagation ralentisse avec la vaccination.

En dépit de cette inquiétante menace, le retour du trafic aérien à son niveau courant est, bien sûr, l'objectif principal de toutes les compagnies et aéroports.


Nous n'ignorons pas que les millions de passagers qui se croisent dans les avions et les aéroports venant des quatre coins du globe, sont des vecteurs de maladies. Si le terme de hub, recouvre le principe de l'échange, il n'y a pas que les passagers et les marchandises qui en sont l'objet. C'est évidemment le cas depuis que les échanges commerciaux existent, mais le transport aérien est un accélérateur de transmission puissant.


Pour preuve, la vitesse avec laquelle la COVID 19 s'est répandue et les virologues ne sont pas très optimistes concernant les nouveaux virus ou variants qui ne manqueront pas d'apparaître. Qui peut garantir qu'à situation égale à celle d'avant la pandémie, le même scénario ne peut se reproduire ?


Selon plusieurs articles parus dans la presse, Le PDG d'ADP, Augustin de Romanet dit à RMC : « Au début du Covid, on a rétabli un contrôle quasi systématique des vols Schengen qui me semble-t-il n'est pas compatible avec une gestion fluide des personnes ». Augustin de Romanet discute, dit-il, avec « le ministère de l'Intérieur pour éviter que cet été ne soit une apocalypse de temps d'attente pour les passagers ».


Ce qui compte avant tout pour les entreprises de transport aérien, c'est de reprendre leur trafic et leurs profits comme avant la pandémie. La protection de la santé publique n'est pas leur première préoccupation.


C'est pourquoi nous nous inquiétons de savoir quelles mesures sont réellement mises en œuvre pour faire face aux risques futurs. Certains témoignages recueillis par la presse montrent, au contraire, que toutes les leçons n'ont pas été tirées de ce que nous avons vécu.


Un grand journal national titrait : « Alors que les autorités mettent en garde contre une reprise de l'épidémie de Covid-19 au cours de l'été en raison de la progression du variant Delta, l'entrée sur le territoire n'obéit pas aux mêmes règles pour tous »


Les pouvoirs publics ont-ils instauré les contrôles nécessaires, pour que toutes les mesures prophylactiques qui s'imposent le soient, pour nous préserver d'une nouvelle vague de contaminations ?


Les associations de protection de l'environnement attachées à diminuer les nuisances du transport aérien doivent être informées et consultées sur la mise en place des moyens de protection et de contrôle, et savoir à quel rythme le déploiement se fera, afin de pouvoir signaler tous les manquements.


L'état ne peut prendre en charge les dépenses de voyage de chacun. Tous les passagers doivent se faire tester dans les 24 h avant leur départ par des test PCR à leur frais. L’Etat protège la population sur les sols français mais pas celle qui part en vacances à l'étranger !


Contacts presse :

Marcel BOYER (Président AREC Plaine de France) 06 81 80 00 66

Michel RIOTTOT (Président d’honneur FNE-IDF) 06 83 85 57 36

L'UFCNA soutient l'action des jeunes activistes du 3 octobre 2020 à Roissy


Une mobilisation de soutien organisée par Alternatiba Paris et le collectif Non au T4 est prévue devant le tribunal de Bobigny le 24 juin à partir de 11h, en présence de salarié·es et étudiant·es du secteur aérien, de scientifiques, de riverain·es de l’aéroport et de divers représentant·es d’organisations non gouvernementales. Cette audience fixera la date exacte du procès des activistes du 3 octobre à Roissy.

Un point presse avec formulaire d’inscription se tiendra à 10h45 devant le tribunal.

L'UFCNA tient d'abord à saluer le courage de ces activistes qui sont allé.es sur le tarmac de Roissy le 3 octobre dernier pour demander l'abandon du Terminal 4 et la réduction du trafic aérien car il a fallu de l'audace pour braver la police de l'aéroport … sans avoir peur d'affronter les conséquences de leurs actes sur un espace « sacralisé. »

Sur plusieurs aéroports en France ce 3 octobre, des marches nationales ont été conduites avec de nombreuses organisations dont l'UFCNA et se sont déroulées sur le même thème : «baisse du trafic aérien et urgence climatique ».


Si l'avion a permis et permet encore la rencontre des citoyens du monde, en revanche une croissance débridée du transport aérien comme proposée avec le projet du Terminal 4 est une catastrophe écologique car l'avion participe au réchauffement climatique ; il est aussi émetteur de nuisances sonores pour les riverains des aéroports et de pollutions chimiques pour les populations survolées.

Avec Audrey, Camille, Côme, Gabriel et Robin, nous nous retrouvons sur de nombreux points développés en 2020 dans la déclaration de l'UFCNA du 24 Avril notamment leur demande d'une utilisation raisonnable du transport aérien.

Parmi ces points, nous citerons :

- la renonciation aux projets d’extension d’aérodromes, de construction de nouvelles pistes ou de terminaux supplémentaires ;

- la promotion des déplacements en train (TGV et train de nuit) à courte et moyenne distance pour réduire le nombre de vols ;

- la limitation du nombre de mouvements pour tous types d'aéronefs.


Nous sommes donc bien en phase avec ce programme de décroissance apaisée et progressive, qui oblige à renoncer à prendre l'avion comme on prend sa bicyclette et qui réclame le vrai prix du transport aérien, en taxant le carburant notamment.


Les franciliens autour de Roissy ont essuyé de nombreux mensonges, des manoeuvres dilatoires et ont vu de façon permanente se dégrader leur santé et leurs conditions de vie.


Alors oui, devant l'inertie du gouvernement à améliorer la situation climatique et sanitaire actuelle et à venir, ces jeunes ont eu raison de proposer un geste fort et nous soutenons leur action.


OEuvrons ensemble à la préservation d’un avenir viable pour tous.


Contact : Chantal Beer-Demander, présidente UFCNA/CCNAAT 06 25 43 22 33

Contact : Françoise Brochot, présidente ADVOCNAR 06 79 51 25 60

Soutiens : Michel Dumas, CIRENA, Conflans Sainte Honorine ; Luc Offenstein, OYE 349 et ANA, Orly;

Jean-Marc Buteux, DIRAP, Pontoise-Cormeilles ; Dominique Lazarski, ADERA Beauvais/UECNA ; Bruno Wollenschneider, ADRA Bale-Mulhouse; Gerard Bouthier, DRAPO Orly, Evelyne Bourner, SEVE, Savigny sur Orge…..

Dans le cadre des élections régionales en Ile de France, nos associations ont souhaité recueillir la position des candidats des territoires concernés sur l’avenir de la plateforme aéroportuaire de Roissy, ainsi que de l’évolution du trafic aérien en Ile de France. Pour cela, un questionnaire leur a été envoyé par e-mail, et des questions leur ont été posées au cours d’un débat organisé par France Nature Environnement IDF.

Restitution



* Données issues du débat FNE-IDF

** Données issues d’un entretien avec le/la candidat.e


CITATIONS EXTRAITES DU DÉBAT

Jill-Maud Royer pour Clémentine Autain, LFI

“L’objectif du plafonnement au niveau de 2019 est atteignable. A l’Assemblée Nationale, nous avions beaucoup parlé de la proposition de loi que nous avions déposée pour interdire les trajets faisables en train. Nous nous battons pour la réduction du transport aérien, on s’est battus contre le T4 à Roissy. Nous ne pensons pas qu’il soit possible de construire un transport aérien décarboné, en tout cas pas à l’horizon des cinq prochaines années donc cet objectif est évidemment nécessaire.”

Julien Bayou, EELV

“Il faut absolument plafonner les mouvements, en commençant par un couvre-feu la nuit. La crise actuelle est une opportunité inespérée pour engager la transition des transports internationaux, du tourisme et de la diminution globale du trafic aérien. Ce n’est pas la seule façon d’alléger l’impact carbone de l’aviation mais on ne pourra jamais tenir les +2°C des Accords de Paris sans une telle modération. Ce qu’il faudrait alors, parce qu’on ne mène une transition écologique qu’en appliquant le principe de justice sociale, c’est changer l’accès aux voyages aériens. Nous ne voulons pas priver les jeunes d’opportunités d’études ou de carrière internationale, ni empêcher les gens de réaliser le voyage de leur vie, à la rencontre du monde. C’est surtout le trafic “excessif” des plus fortunés qui doit être plafonné.“

Retrouver les réponses de Julien Bayou au questionnaire ici.

Audrey Pulvar, PS

“Je suis pour la réduction programmée du trafic aérien. Sur le nombre exact je ne me suis pas assez penchée sur ça pour dire pour ou contre les 500 000 mouvements. Mais ça mérite d’être étudié. Je soutiens l’abandon des lignes intérieures quand il existe une alternative en train de 3h30 ou moins. C’est beaucoup plus ambitieux que la loi climat. L’urgence est un couvre-feu à Roissy comme il existe à Orly.”

Retrouvez la réponse d’Audrey Pulvar au questionnaire ici.

Juliette Espargilière pour Laurent Saint Martin, LREM

“Nous sommes favorables à l’implantation d’expérimentations avec des radars sonores. En effet [l’aéroport de Roissy] est une nuisance importante dans le Val d’Oise, il y a des associations qui travaillent sur le sujet, qui travaillent sur la souffrance des habitants qui vivent autour, donc c’est un vrai sujet. Le deuxième vrai sujet c’est le zéro émission nette. Le trafic aérien c’est énormément de pollution, c’est une emprise au sol des aéroports énorme également et une concentration d’emploi sur le territoire qui n’est pas forcément en adéquation avec la population. Pour toutes ces raisons, je suis favorable à ce qu’on travaille à une réduction progressive du trafic, compensée par le train.”

Jean-Philippe Dugoin-Clément pour Valérie Pécresse, Soyons libres

“La réalité c’est que la crise de la covid a entraîné une chute du trafic aérien de l’ordre de 70%, et selon les études nous avons jusqu’à entre 2024 et 2027 pour revenir potentiellement à l’état antérieur. Nous souhaitons utiliser cette période pour travailler sur l’avenir du transport aérien, qui perdurera, mais aller vers l’avion non bruyant, l’aéroport zéro carbone, mieux intégré dans le tissu urbain. Utilisons ces trois années que nous avons devant nous pour préparer les choses sereinement.”


L’intégralité du débat organisé par France Nature Environnement IDF est disponible ici


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